Dans ce nouvel épisode, nous recevons Derek Woolfenden, cinéaste, critique, animateur de ciné-club et surtout grand cinéphile et occupant du cinéma La Clef, à Paris. Depuis septembre 2019, ce cinéma est occupé par le collectif Home Cinéma, qui lui a permis de rouvrir ses portes et ses projecteurs - fermés depuis 2018, par ordre du propriétaire pour une raison obscure. Derek et son équipe projettent chaque soir un film et font vivre les salles de ce cinéma de quartier - devenu un bastion de la cinéphilie libre, puissante et indépendante.
Sans nous parler directement de son combat au jour le jour au sein du cinéma, en ouvrant ses salles et en y projetant des films plus éclectiques et superbes les uns que les autres, il évoque ceux qui l’aident à vivre, qui le font pleurer, danser ou encore crier de rage. Il nous a parlé du premier film qui a fait naître en lui le goût de la cinéphilie (La femme au portrait, de Frtitz Lang). Il évoque également les salles qui ont bercé sa jeunesse, ainsi que son amour des VHS et des couleurs « qui bavent » sur le petit écran de la télévision (La ligne Rouge, Terence Malick). Il finit cette interview en dédiant « à tous ces fils de pute qui m’ont dit que je n’y arriverai pas » son combat cinématographique, son combat de vie.

I. PORTRAIT - 7’09

  • Un combat au cinéma : le combat final de Zatoichi (Kenji Misumi, 1962) -7’09
  • Une salle de cinéma : Le Max Linder; La Cinémathèque Française des Grands Boulevards, le quartier latin… - 15’05
  • Une scène de sexe au cinéma : Pulsion (B. De Palma, 1980) - 19’31

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 23’27

  • VHS, enregistrements ect… : la frénésie cinéphile de Derek - 23’27
  • Des films à projeter en plein air : Safety Last (Harrold Lloyd); Fenêtre sur cour (A. Hitchcock) - 32’09

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 36’08

  • Film-matrice de la cinéphilie : La femme au portrait (F. Lang) -36’08

CARTE BLANCHE - 40’08

  • Un grand amour de Beethoven, A. Gance (1937)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 45’57

  • Un film que tu as aimé projeter : Romanzo Popolare (M. Monicelli) - 45’57
  • Un film à montrer aux ados : Carrie au bal du diable (B. De Palma) - 50’59
  • Un film détesté (mais peut-être recommandé) : Joker (Todd Philips) - 55’05

REFUGE - 1’06’54

  • Blue Collar (Paul Schrader, 1978)
  • Cutter’s Way (Ivan Passer, 1981)