Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles de notre temps 32 - "Le cinéma au présent" avec Patricia Mazuy

Pour ce nouvel épisode, nous accueillons la cinéaste Patricia Mazuy, dont le dernier film « Bowling Saturne » est sorti mercredi 26 octobre 2022 au cinéma. Tel un cow boy ou une catcheuse - sortie tout droit d’un de ses films fétiches « Deux filles au tapis » (R. Aldrich) - notre invitée a mené l’entretien avec une énergie brute, sans fioriture. Passant de l’éclatante séquence d’ouverture de « Il était une fois la révolution » (S.Leone) à la douceur et la précision des plans de « Certain Women » (K. Reichardt), en passant par l’humour parfois glaçant des comédies italiennes de Dino Risi et Comencini, Patricia Mazuy fait état d’un cinéma en prise avec le présent, dont l’actualité nous bouleverse, nous questionne et nous tient en haleine, hagard, jusqu’aux dernières minutes.

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I. PORTRAIT - 5'06
Des animaux de cinéma : les tortues et les crocodiles - 5'06
Un acte de violence au cinéma : la mort - 6'52
Un type de paysage au cinéma : les forêts de feuillus - 8'53

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 10'14
Un film à voir au coeur de la nuit : Deux filles au tapis (Robert Aldrich, 1980) - 10'14
Patricia Mazuy à propos de l'argentique, du numérique et de la façon de filmer la nuit au cinéma - 12'23

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 15'22
Une musique de film qui vous hante : Le bon, la brute et le truand (Ennio Morricone); tout Nino Rota; la chanson du Privé (John Williams) - 15'22
Des films pour ne pas s'endormir : les comédies sociales italiennes en général et Le grand embouteillage (L. Comencini, 1979) en particulier - 16'39

IV. CARTE BLANCHE - 20'45
L'ouverture d'Il était une fois la révolution (Sergio Leone, 1971)

V. CINEMA & TRANSMISSION - 27'48
Des westerns à transmettre aux générations futurs : La chevauchée des bannis (André de Toth, 1958); L'homme qui tua Liberty Valance (John Ford, 1962) - 27'48
Un film pour "rester vertical" : Certaines femmes (Kelly Reichardt, 2016)

REFUGE - 34'50
Habemus Papam (Nanni Moretti, 2011)

EXTRAITS :
Deux filles au tapis (Robert Aldrich, 1981)
Il était une fois la révolution (Sergio Leone, 1971), Carlotta Films

CRÉDITS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 31 - "Eloge de la vitesse" avec Paul Rigoux

Dans ce nouvel épisode, nous accueillons le jeune réalisateur et ami cinéphile Paul Rigoux, auteur du bien nommé film "Rapide", pour évoquer une thématique spéciale au cinéma : celle du temps.
Des films à la lenteur magnifique à ceux qui donnent envie de courir vite, des lunettes profilées de la trilogie Matrix au studio d’enregistrement de « Memoria », notre invité nous offre une traversée du temps à travers les films qui ont marqué sa vie. Nous discutons ensemble des films de train, et de la surprenante salle de cinéma que peut constituer un voyage en train, mais aussi de l’importance de la musique dans notre perception du temps au cinéma. Car s’il est bien un moment où le temps se transforme, c’est celui du cinéma, des films et de notre visionnage de ceux- ci.

Extraits :
« Rapide », Paul Rigoux (production Le Grec, 2022)
« Les harmonies Werckmeister », Béla Tarr

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I. PORTRAIT - 4'24

  • Une histoire d'amour rapide/lente : Before Sunrise (R. Linklater, 1995) - 4'24
  • Des course-poursuites : Mad Max : Fury Road (G. Miller, 2015) / Fais-moi plaisir (E. Mouret, 2009)
  • Un objet rapide : les lunettes de Neo dans Matrix (Lana et Lilly Wachowski, 1999)

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 13'37
Un film qui donne envie de courir vite : Annette (Leox Carax, 2021)
La perception temporelle des films en fonction de leur mode de visionnage - 16’47
De l’importance de voir des films dans le train - 19’53

III. CARTE BLANCHE SPECIALE LENTEUR - 23'36
Une séquence magnifiquement longue : l’ouverture des Harmonies Werckmeister (Béla Tarr, 2000)
Une séquence que Paul souhaiterait ralentir : la recherche du son dans la salle de mixage de Memoria (A. Weerasethakul, 2021) - 29’48

IV. MUSIQUES - 34'26
Une BO qui arrête le temps : I’ve seen it all de Björk (Dancer in the dark, Lars von Trier, 2000) - 34’26
Une BO qui accélère le temps : la musique de Oneothrix point never pour Good Time (Les Frères Safdie, 2017) - 38’11

REFUGE - 41’08
Un film où le temps est parfait : Paterson (Jim Jarmusch, 2016)

CRÉDITS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 30 - "Une vie de cinéaste" avec Dominique Cabrera

Pour ce nouvel épisode, nous accueillons la réalisatrice Dominique Cabrera. L’esprit affuté et enthousiaste, elle nous partage les films qui ont marqué sa cinéphilie et son envie de faire des films, de son enfance bordée par Charlie Chaplin et John Ford, jusqu’à l’âge adulte marqué par d’autres cinéastes, comme l’italien Vittorio de Seta qu’elle a eu la chance de rencontrer. En plongeant dans les méandres de sa mémoire, elle en ressort avec des bouts de son et d’images, notamment des films de Jean Renoir, dont la musicalité des voix l’émerveille. Ce rapport au son et à la musique guide tout son parcours et notre entretien, de Jean Renoir à Jaques Demy en passant par Alain Resnais et Paul Vecchiali, pour faire entendre une vie de cinéaste.

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I. PORTRAIT-5’50

  • Un visage/regard au cinéma ? Harriet Andersson dans Monika (I. Bergman, 1953) - 5’50
  • Un immeuble / une maison au cinéma ? La maison qui ne cesse de se transformer, les immeubles, les intérieurs, l’espace du film dans Muriel ou le temps d’un retour (Alain Resnais, 1963); La maison familiale dans les films de Pialat; Les immeubles de Berlin en ruines dans*** Allemagne année Zéro*** (R. Rosselini, 1948) - 12’05
  • Un geste du quotidien au cinéma ? La façon de parler et de bouger des interprètes de Toni (1935) et de Partie de campagne (1946) de Jean Renoir - 21’45

II. MEMOIRE & SOMMEIL - 26’44
Enfance et adolescence de la cinéphilie de Dominique Cabrera : de son rapport à la TV à sa découverte de la salle de cinéma. De John Ford à Jean-Luc Godard

III. CINEMA & TRANSMISSION - 38’44
Un film à transmettre aux générations futures ? Bandits à Orgosolo (Vittorio de Seta, 1961)

FILM REFUGE - 46’57
Une chambre en ville (Jacques Demy,1982) + Corps à Coeur (Paul Vecchiali, 1979)

ARCHIVES
La grande illusion, Jean Renoir (Théâtre du temple Distribution)
Muriel ou le temps d'un retour, Alain Resnais (Potemkine)

CRÉDITS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 29 - "La conquête de l'amour" avec Charlotte Garson (Les Cahiers du Cinéma)

Pour ce nouvel épisode, nous accueillons Charlotte Garson, critique de cinéma et rédactrice en chef adjointe aux Cahiers du Cinéma - et c’est assez important de le noter car c’est la première femme à occuper ce poste depuis la création de ladite revue.
A notre micro, elle se confie et s'interroge sur son goût pour le cinéma dit "classique" (de Renoir à Pialat en passant Leo McCarey) et sur la meilleure façon de transmettre ces "chefs-d'oeuvre", à l'écrit, mais aussi à l'oral, dans les salles, au contact des spectateur·ices.
Nous avons aussi parlé de son amour pour la critique parlée et pour la radio (média éminemment cinématographique).
Et enfin - et surtout - nous avons parlé d'amour tout court sous bien des formes, du trouple de "Sérénade à trois" (Lubitsch) à la romance ultime "Elle et Lui", sans oublier "A nos amours" (Pialat), dont elle n'est jamais revenue.

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I. PORTRAIT - 4'58

  • Une rencontre amoureuse : Sérénade à trois (E. Lubitsch, 1933) - 4'58
  • Des adolescentes : les trois personnages de De l’influence des rayons Gamma sur le comportement des marguerites (P. Newmann, 1972) - 7'50
  • Des films avec Cary Grant : Elle et lui, (Leo Mc Carey, 1957) / Les enchaînés (Hitchcock, 1946) - 14'32

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 20'08

  • Un film d'été : A nos amours (M. Pialat, 1983) - 20'08
  • Un film que Charlotte Garson rêve de (re)voir en salle uniquement : les premiers Capra - 26'16

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 28'51

  • La mémoire de spectatrice de Charlotte Garson - 28'51
  • Pourquoi "voir des films se substitue à l'activité de rêver" selon Charlotte Garson - 32'38

CARTE BLANCHE - 34'47
La grande illusion (Jean Renoir, 1937) : quand les prisonniers reçoivent une malle de vêtements féminins.

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 42'06

  • La passion de Charlotte Garson pour la radio et la critique parlée - 42'06
  • Des films "classiques" à transmettre aux générations futures - 49'06

REFUGE(S) - 59'12

  • Elle et Lui (Leo McCarey, 1939) + Elle et Lui (Leo McCarey, 1957)

CRÉDITS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 28 - "Un endroit vague" avec Luce Grosjean (Miyu)

Pour ce nouvel épisode, nous accueillons Luce Grosjean, distributrice chez Miyu, société de productions de films d’animations, et plus particulièrement de courts métrages d’animation. Evoquant aussi bien les « films de viande » (films en prises de vue réelle) que les films d’animations, Luce nous parle de son amour pour la couleur verte de « Vertigo » (A. Hitchkock), les scènes traumatisantes et les making off de N. Shyamalan dans « Le Sixième sens », et la fluidité du très beau « The Social Network »(D. Fincher) - à consommer surtout en cas de turbulences aériennes. Revenant ensuite à sa cinéphilie adolescente, notre invitée décrit sa première rencontre avec l’inclassable film de C. Marker « Sans Soleil » qui représente cet « endroit vague » où peu d’informations nous sont donnés mais où - si on veut bien l’accepter - le cinéma nous emmène dans un ailleurs perturbant, sublime, et surprenant.

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I. PORTRAIT - 3'55

  • Un geste violent au cinéma ? La séquence de la plaquette de beurre du Dernier Tango à Paris (B. Bertolucci, 1972) - 3’55
  • Une couleur au cinéma ? Le vert de Vertigo (A. Hitchcock, 1958) - 9’29
  • Un corps au cinéma ? Celui de Brigitte Bardot, dans le Mépris (J-L Godard, 1963 )- 13’40

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 16’19

  • Le rapport de Luce à internet comme espace de partage (ou non) 16’19
  • La découverte d’un cinéaste d’animation sur internet : Nikita Diakur pour son film Ugly - 18’03
  • Un court métrage qu’il ne faudrait voir qu'en salle ? La chute (B. Labbé, 2018) - 24’45

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 28'46

  • Des images aux sources de l'engagement féministe de Luce ? - 28'46
  • Un film venu troublé le sommeil de Luce - Sixième sens (M. Night Shyamalan, 1999)

CARTE BLANCHE - 38'05
Sans Soleil (Chris Marker, 1983)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 46'41
Un film qui vous aiderait à dire : le cinéma d’animation c’est du cinéma, et ce n’est pas que pour les enfants ? Acid Rain (Tomek Popakul, 2019) - 46'41
Un film à transmettre aux générations futures ? Souvenir Souvenir (B. Dubois, 2020) - 53'24

REFUGES - 56'01
The Social Network (D. Fincher, 2010)
Les Demoiselles de Rochefort (J. Demy, 1967)

CRÉDITS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux
Remerciements spéciaux : Nolwenn Thivault