Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles de notre temps 15 - La difficulté du dehors avec Frank Beauvais

Dans ce nouvel épisode, nous accueillons Frank Beauvais, cinéphile, cinéaste et grand amateur de musique, dont le dernier film « Ne croyez surtout pas que je hurle » nous avait mis face bien trop tôt à l’impossibilité d’accéder au dehors.
Avec lui, nous avons discuté de comment internet a transformé la cinéphilie, a donné accès à des milliers de films et à des évènements de cinéma (des festivals, des projections) à tous, malgré un accès interdit aux salles. Nous avons aussi évoqué le groupe Facebook « La loupe », cet espace d’échange gratuit de films rares et oubliés pour les cinéphiles.
Ce portrait tout en grand écart convoque des films résonnant avec notre étrange époque (Jeanne Dielman de Chantal Akerman, et L’homme qui dort de Bernard Queysanne et George Perec ), mais aussi des films qui délivrent, qui font exploser nos horizons resserrés, que ce soit le truculent « They Live » de John Carpenter, ou le très beau « Running on empty » de Sydney Lumet qui nous fait traverser l’Amérique à la recherche de la liberté.

I. PORTRAIT - 3'17

  • Une voix off de cinéma : celle de Ludmila Mikaël dans Un homme qui dort (Bernard Queysanne, Georges Perec, 1974) - 03:17
  • Une drogue de cinéma : le « scat » de The Faculty (Robert Rodriguez, 1998) - 10:34
  • Un mère de cinéma : Jeanne Dielman dans Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles (Chantal Akerman, 1975) - 14:16

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 17'55

  • Voir un film chez soi : quels moments, quel dispositif ? - 17:55
  • Le rapport conflictuel au support physique (DVD, Blu-ray…) - 22:16

III. Mémoire & sommeil - 28:08

  • Le fonctionnement de la mémoire de spectateur/cinéphile de Frank

CARTE BLANCHE - 32:46

  • They Live (John Carpenter, 1988)

IV. Cinema & Transmission - 42:01

  • La place croissante d’internet dans la cinéphilie : le groupe Facebook La Loupe comme espace de téléchargement et de partage vertueux.

V. Film-refuge/Film-miroir - 52:36

  • Miroir : James White (Josh Mond, 2015)
  • Refuge : A bout de course (Sidney Lumet, 1988)
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Cinéphiles de notre temps 14 - Baisers volés avec Lila Meghraoua

Dans ce nouvel épisode nous recevons Lila Meghraoua, journaliste culture pour Usbek & Rica et créatrice du podcast Retrofutur pour ce même média. Cinéphile à la pensée affutée lorsqu’il s’agit de parler cinéma (qu’elle interviewe David Cronenberg ou Rone), elle a évoqué pour nous plusieurs de ses obsessions liées au 7ème art.
Que ce soit à travers sa passion pour la voix de l’actrice « durasienne » Delphine Seyrig, son amour pour le jeu de Jean-Pierre Léaud, ou encore le regard qu’elle porte sur le film Répulsion de Polanski, qui semble étrangement actuel en ces temps post #metoo.
Elle raconte également sa manière de voir les films - des premiers forums d’échanges secrets à la salle de cinéma, centrale dans sa cinéphilie - et nous emmène dans quelques salles atypiques de Berlin, sa ville d’adoption.

I. PORTRAIT 3’52

  • Langue/voix : Celles de Delphine Seyrig et Jeanne Moreau, actrices “durasiennes” /Le doublage et Feodor Atkine
  • Une ville SF ou une île mystérieuse : Play Time (Jacques Tati, 1967), Les garçons sauvages, (Bertrand Mandico, 2017)- 12’24
  • Une scène de boîte de nuit : La Grande Belleza, (Paolo Sorrentino) - 19’16

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE 24’23

  • Un film découvert en-dehors des réseaux traditionnels : La maman et la putain (Jean Eustache, 1973) 24’23
  • Des réseaux de partage alternatifs : Freakyflicks et La loupe
  • Les salles de cinéma En Allemagne (Delphi Filmpalast, Astor et Il Kino à Berlin)-34’24
  • La salle du futur : le mégalo PY1 de Montréal

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 44’13

  • Un film-rêve : La chambre interdite (Guy Maddin, 2015) - 44’13

CARTE BLANCHE - 50’42

  • Répulsion, Polanski, 1965

IV. TRANSMISSION - 59’46

  • Berlin au cinéma : Oh boy (Jan Ole Gerster, 2012)
  • Un film pour les générations futures : Tomboy (Céline Sciamma, 2011)- 1’03’27

REFUGES - 1’09’13

  • Baisers volés (Fr. Truffaut, 1968)
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Cinéphiles en confinement #2 - 8. Emilie et Mireille

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette ultime pastille, Emilie Cauquy, responsable de la collection films de la Cinémathèque Française, sort du cadre domestique et nous emmène chez Mireille, caviste aimant les films et les collectionnant en VHS, pour lui acheter une bouteille et lui offrir une cassette (celle de Jack l’Eventreur avec Klaus Kinski dans le rôle-titre).
Lors de cette discussion, elles tissent des liens entre vin et cinéma, allant même jusqu’à se demander ce que serait un vin d’auteur ou un « vin numérique ».
Nous remercions Emilie pour cette proposition enivrante.
Nous remercions Fanny Courtillot pour la prise de son.
Nous remercions Mireille de s’être prêtée au jeu.
et n'hésitez pas à passer lui acheter du vin ou discuter cinéma avec elle dans sa cave du 11ème arrondissement Delicatessen.

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Cinéphiles en confinement #2 - 7. Adeline

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette nouvelle pastille, Adeline, travaillant pour la plateforme spécialisée en anime japonais Wakanim, nous raconte comment elle a trouvé refuge dans les séries et n’hésite pas à jeter des ponts entre le récent Jeu de la dame et la narration de certains mangas. En plus d’y cueillir quelques recommandations, vous apprendrez au passage ce qu’est le Nekketsu 熱血.

Oeuvres évoquées :

  • Le jeu de la dame, Scott Frank, Allan Scott, 2020
  • L’attaque des titans, Hajime Isayama, studios WIT et Mappa
  • Battlestar Galactica, 2004
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Cinéphiles en confinement #2 - 6. Alice

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette nouvelle pastille, Alice Cagnat, assistante réalisatrice de films documentaire et en plein développement de son premier film, nous raconte son quotidien de spectatrice confinée : entre documentaires intimistes, et films de fiction plus spectaculaires, elle entremêle sa vie de cinéphile avec celle de son quotidien, en demande de contacts, de sensible, et d’amour.

Oeuvres évoquées :

  • La Face Cachée de l’art américain, François Lévy-Kuentz, 2019
  • Un été à la Garoupe, François Lévy-Kuentz, 2019
  • Collection « Il est temps » sur Arte : Alors Heureux.se.s, de Marine Guizy et Nos amours, de Chloé Bruhat, 2020
  • Sans adieu, de Christophe Agou, 2017
  • Laurence Anyways, de Xavier Dolan, 2012
  • Bright Star, de Jane Campion, 2009