Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles de notre temps 22 - La cinéphilie comme désordre avec Etienne Metras (OutBuster)

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Etienne Métras, fondateur de la plateforme OutBuster qui met en lumière des films étrangers sortis de nos radars - ou n’y étant jamais entrés. Ce cinéphile explorateur a mis son gout du cinéma au service du numérique et des plateformes pour penser une autre manière de conseiller les films sur internet - qui ne soit pas celle d’un algorithme mais de ceux qu’on apprécie lorsqu’on est en manque de bons films.
Du Japon jusqu’à l’Australie, en passant par Cuba, notre invité fait le tour du monde pour nous prouver qu’on peut trouver de merveilleux films partout, et surtout là où on ne s’y attend pas. Parmi ses belles pépites, vous pourrez trouver le beau Being Good de la réalisatrice japonaise Mipo Oh, où le câlin devient un plot twist, mais aussi le jouissif The Raid où l’on découvre une nouvelle forme d’art martial, mais aussi le sublime et douloureux film de Jennifer Kent The Nightingale qui mériterait bien plus que les sifflement qu’il a reçu lors de sa projection à la Mostra de Venise.
Tout au long de ce long entretien, Etienne Métras nous décrit avec beaucoup d’humanité et d’humilité, combien l’expérience du cinéma est avant tout un art du ressenti, où l’émotion doit primer devant toute forme de jugement ou d’analyse. Et ce qui est important, c’est que chacun puisse mettre ses propres mots sur cette expérience.

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I. PORTRAIT - 7’11

  • Un « bourpif » au cinéma ? The Raid (Gareth Evans, 2011) - 7’11
  • Un plat au cinéma ? The Chinese Feast (Tsui Hark, 1995) - 13’02

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 17’22

  • Quelques films inédits découverts grâce à internet : Deliver us from evil (Ole Bornedal, 2009), The Nightingale (Jennifer Kent, 2018) - 17’22
  • Un film à voir entre amis : Cutterhead (“EXIT”, Rasmus Kloster Bro, 2018) - 25’47

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 31’54

  • L’impact de la VOD sur la cinéphilie d’Etienne Metras

CARTE BLANCHE - 40’03

  • Being good (Mippo O, 2015)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 46’10

  • Les films à l’origine de Outbuster : Faoreste Caboclo (René Sampaio, 2013), Headhunters (Morten Tyldum, 2013)

FILM REFUGE - 54’06
Pas de refuge ?
Phantom of the paradise (B de Palma, 1974)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 21 - Être possédé par les images avec Mathieu Macheret

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Mathieu Macheret, critique de cinéma pour de nombreux journaux et revues (Le Monde, les Cahiers du cinéma, Trafic, et d’autres…) mais aussi sur les ondes (notamment sur France Culture) et dans de nombreuses conférences. Cinéphile passionné et passionnant, volubile autant dans sa plume que dans sa parole, Mathieu Machette tisse des ponts entre sa pratique de spectateur et sa pratique de critique pour mieux définir ce qu’il considère être la « cinéphilie » : cette histoire affective de partage amoureux de films.
Parmi les oeuvres qui jalonnent la vie cinéphilique de notre invité, vous pourrez découvrir le tragique et somptueux film de D.Lynch Twin Peaks. Fire walk with me, mais aussi l’inclassable Sans Soleil de Chris Marker, ou encore le célèbre Vertigo d’Alfred Hitchckok. Mathieu Macheret n’hésite pas à sortir aussi des sentiers battus pour nous parler de son amour de l’alcool au cinéma qui « transforme les personnages » comme il le raconte si bien, mais aussi des pépites trop méconnues du cinéaste Josef Von Sternberg - sur lequel il a d’ailleurs écrit un livre - et notamment son travail sur la lumière qui façonnait ses images de manière si particulière.

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I. PORTRAIT - 6’09

  • Une boisson au cinéma : un tord-boyau dans un film de John Ford - 6’09
  • Une lettre/relation épistolaire : Sans soleil (Chris Marker, 1983) - 11’28
  • Une lumière au cinéma : celle de Josef von Sternberg dans Les damnés de l’océan (1928) et L’impératrice rouge (1934) - 17’14

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 23’17

  • Le rapport de Mathieu Macheret aux éditions DVD - 23’17
  • La place préférée de Mathieu Macheret au cinéma - 28’59

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 31’13

  • La mémoire de critique de cinéma de Mathieu -
  • Un film que Mathieu Macheret aurait aimé halluciner : Twin Peaks Fire walk with me (D. Lynch, 1992) - 34’33

CARTE BLANCHE - 40”46
Akira (K. Otomo, 1988)

IV. TRANSMISSION - 46’35

  • Le rapport de Mathieu Macheret à la critique de cinéma - 46’35
  • Un film impossible à transmettre ? - 51’15

REFUGE - 54’54
Vertigo (A. Hitchcock, 1958)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 20 - Se souvenir de la soif avec Para One

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Para One - aka Jean-Baptiste de Laubier - compositeur de musique de films (notamment de ceux de Céline Sciamma), réalisateur (son premier long métrage sort d’ailleurs au cinéma le 20 octobre 2021), mais aussi producteur de musique et DJ.
Hanté par la question de la mémoire, du souvenir, de l’oubli, et de comment le cinéma se réapproprie ces problématiques, notre invité n’a eu de cesse de convoquer des films en rapport avec ces thématiques : de la voix off de Sans Soleil (Chris Marker), aux sublimes images du film d’Andreï Tarkovski Le Miroir, tout en passant par l'un des films les plus inconnus de Wim Wenders, Tokyo Ga, forme de déambulation romantique et improbable dans la ville de Tokyo des années 80.
En déroulant la fragile bobine de sa mémoire cinéphile, notre invité décrit les films comme de multiples expériences de vie qu’on lierait parfois à notre propre vécu, faisant de nos souvenirs des moments mi réel, mi rêvé. Parmi ces belles expériences, vous trouverez, entre autre, une magnifique description de la scène de danse sous la pluie, au son des tambours, filmée par Naomi Kawase dans son film Shara. Ou encore « la scène du train » du film The Walkover de J.Skolimowski, où le personnage principal saute d’un train lancé à plus de 60km, sans aucun effet spécial - et l’on se demande alors si cette scène a bien été tournée ou si elle n’est que le fruit de notre imagination hallucinée.

On en profite pour remercier nos 5 premiers patreons qui nous aident et nous soutiennent financièrement dans notre travail : un grand merci à Paul, Clara, Bernard, Jean-Noel, et Paul ! Votre soutien nous est précieux.

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I. PORTRAIT - 3'30

  • Une voix off : Sans soleil (Chris Marker, 1983)
  • Un père de cinéma : Maurice Pialat dans A nos amours (M. Pialat, 1983)
  • Une machine au cinéma : HAL dans 2001, l'Odyssée de l'espace (S. Kubrick, 1968)

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONAGE - 16'46

  • Une séance ayant mis en transe Para One : Shara (Naomi Kawase, 2003)
  • Le rapport de Para One aux objets de cinéma (DVD, VHS...)

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 23'20

  • Le fonctionnement de la mémoire de spectateur de Para One
  • Le son/musique de film hantant Para One : Mulholland Drive (D. Lynch, 2001)

CARTE BLANCHE - 33'16

  • The Walkover (Jerzy Skolimovski, 1965)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 40'31

  • Un film à transmettre aux générations futures : Akira (アキラ)(Katsuhiro Ōtomo, 1988)
  • La bande-originale que Para One rêverait de recomposer (ou pas) : Le miroir (A. Tarkovski, 1975)

FILM REFUGE - 55'31

  • Tokyo-Ga (Wim Wenders, 1985)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 19 - Dans le secret de la nuit avec Clara Benyamin

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Clara Benyamin - alias Clara Kane, sur les réseaux - avocate en droit de la propriété intellectuelle spécialisée dans le cinéma et les artistes auteurs, mais aussi productrice de podcasts, talent du CNC, et surtout cinéphile passionnée.
Ensemble, nous avons évoqué le cinéma dans tous ses genres, de la comédie romantique (Mister Right) au film d’horreur (Hérédité), en passant - logiquement - par la comédie gothique (La Famille Addams).
Clara nous a aussi fait part de son amour pour des curiosités comme Party Monster, film au goût de bonbon rance et de pizza froide, proposant une descente aux enfers tout en couleurs et en costumes dans le milieu queer américain des années 90.
Enfin, notre invitée, qui a mis très tôt la cause féministe au coeur de son travail, nous a parlé de ces films qui changent le regard à jamais : les films de Julia Ducourneau, et plus spécifiquement Grave qui transforme des jeunes filles en fleurs en cannibales, ou encore le road-movie Thelma et Louise dont l’énergie libératrice nourrit désormais des générations de cinéphiles.

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I. PORTRAIT - 6’46

  • Une scène de flirt/drague au cinéma : Mister Right (Paco Cabezas, 2015) - 6’46
  • Un·e justicier·ère au cinéma ? Katniss Everdeen, de la saga Hunger Games (2012-2015) - 10’13
  • Une famille au cinéma : La Famille Addams (Barry Sonnenfeld, 1991) - 15’51

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 20’42

  • Un film découvert sur internet et que tu ne peux dissocier de ce contexte ? Uncut Gems (Les frères Safdie, 2019) - 20’42
  • Un film que tu rêverais de programmer en salle ? Party Monster (Fenton Bailey, Randy Barbato, 2003) - 23’56

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 29’50

  • Un film que tu souhaiterais oublier ? Phantom of the paradise (Brian de Palma, 1974) “pour le redécouvrir à chaque fois - 29’50
  • Un film qui t’a maintenu éveillé la nuit tant il te faisait peur ? Hérédité (Ari Aster, 2018) - 35’04

CARTE BLANCHE - 38’58
Thelma et Louise (Ridley Scott, 1991)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 44’11

  • Un film à transmettre aux générations futures ? Nocturama (B. Bonello, 2016) - 44’11
  • Un film qui t’a ouverte au “female gaze” ? Grave (Julia Ducournau, 2016) - 49’15

REFUGE - 55’09
La revanche d’une blonde (Robert Luketic, 2001)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux