Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Cette fois-ci, Cinéphiles de notre temps s’associe au collectif GRAVE qui organise des séances de courts-métrages chaque mois afin de montrer des films pirates, des films dormant dans des disques durs, des films qui ne passeront jamais au cinéma et devant vos yeux à moins d’un miracle. Ce collectif, dont nous faisons partie, a donné un espace de parole et de mouvements à des jeunes réalisateurs et réalisatrices pour qu’ils puissent faire voir leurs films et en discuter avec un public.

Pour cette troisième pastille, nous avons interrogé - via téléphones interposés - Brice, réalisateur du mélancolique « Nostambula », film retraçant la vie d’un buveur de sang ordinaire, projeté lors de la 3ème séance de projection du collectif GRAVE intitulée « Nuit ».
En écho à ce premier film où la figure du vampire dialogue entre héritage séculaire et adaptation au monde contemporain, Brice nous parle de son film refuge où il est aussi question de vampire des temps modernes : « Morse » du cinéaste suédois Thomas Alfredson. Film glaçant, film sublime, notre interlocuteur nous partage sa fascination pour cette histoire d’amour impossible et pour les banlieues silencieuses et pâles des métropoles suédoises.