Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Cette fois-ci, Cinéphiles de notre temps s’associe au collectif GRAVE qui organise des séances de courts-métrages chaque mois afin de montrer des films pirates, des films dormant dans des disques durs, des films qui ne passeront jamais au cinéma et devant vos yeux à moins d’un miracle. Ce collectif, dont nous faisons partie, a donné un espace de parole et de mouvements à des jeunes réalisateurs et réalisatrices pour qu’ils puissent faire voir leurs films et en discuter avec un public.

Laïs Decaster, étudiante à la Fémis et réalisatrice du beau documentaire « J’suis pas malheureuse » projeté lors de la quatrième séance de GRAVE, évoque pour nous son film refuge D’amore Si vive (1984) de Silvano Agosti. Un film qui met en scène des individus parlant de leur vie, de leurs amours, de leur sexualité, de leurs idéaux, dans la plus grande intimité. Le refuge est là, dans ces paroles de l’Autre, dans ces histoires de vie, captés avec une grande simplicité.