Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles en confinement #2 - 3. Paul

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette troisième pastille, c’est Paul Robein, auteur des blogs « Le cinéphile anonyme » et le « Hollywood Rapporteur » qui nous raconte son rapport aux écrans en temps de confinement, et nous parle des films « qui le raccrochent au réel », qui lui rappelle à un aspect essentiel de la vie : la famille.

Films évoqués :

  • Ce qui nous lie, C. Klapisch, 2017
  • Captain Fantastic, Matt Ross, 2016
  • My beautiful boy, Felix Van Groeningen, 2018
  • Série : Euphoria, Sam Levinson, 2019
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Cinéphiles en confinement #2 - 2. Louise

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette seconde pastille, c’est Louise Gerbelle, travaillant autant dans les festivals de cinéma (Cannes Classics...) que pour la diffusion des films sur internet (la plateforme le Cinéma Club), qui nous a laissé un message dans lequel elle évoque la plateforme de la Cinémathèque Henri, quelques séries (anciennes et contemporaines) et quelques refuges.

Oeuvres, auteurs, plateformes évoqués :

  • Henri (plateforme de la Cinémathèque Française)
  • Cycle "American Fringe" sur Henri
  • Rétro Nicolas Cage (OCS)
  • Paul Thomas Anderson et notamment Phantom Thread, 2017
  • Richard Linklater
  • Across the universe, Julie Taymor, 2007
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Cinéphiles en confinement #2 - 1. Irène

Cinéphiles de notre temps tente, comme tout le monde, de s’adapter au deuxième confinement et de trouver quelques échappatoires durant ces longues semaines d’isolement.

Alors que le contexte est pour le moins troublé (de la fermeture des cinémas à une potentielle entrave à la liberté d’informer, en passant par le succès d’un certain film complotiste), nous avons mis en place un « standard imaginaire des cinéphiles en confinement » sur lequel nos invités nous ont laissé un message pour évoquer leur vie de spectateur.ice confiné.e, leurs découvertes récentes et leurs refuges.

Pour cette première pastille, c’est Irène Oger, ex-programmatrice, future exploitante de cinéma et fondatrice du collectif Lundi Soir qui nous a laissé un premier message dans lequel elle évoque quelques documentaires nécessaires pour ne pas sombrer dans l’apathie.

Oeuvres évoquées :

  • Fuocoammare, par-delà Lampedusa, Gianfranco Rosi, 2016
  • Overseas, Sung-A Yoon, 2019
  • La filmographie de Denis Gheerbrant
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Cinéphiles de notre temps 13 - Eclats de beauté avec Marie Losier

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Marie Losier, cinéaste, mais également ancienne programmatrice à l’Alliance Française de New-York, plasticienne, et désormais professeure à la HEAD de Genève. Dans cet entretien, cette « femme à la caméra », dont la bolex 16mm ne quitte (presque) jamais les mains, nous raconte comment elle en est venue à faire des films et plus particulièrement des portraits, entourée de ses amis. Car amitiés et cinéma semblent pour elle indissociables. Elle évoque aussi son attachement à la pellicule, matière première de ses films et de ses premières émotions de spectatrice. Enfin, cette ancienne programmatrice fait pour nous le grand écart entre le cinéma new-yorkais underground et les « classiques » (français et hollywoodiens) et tisse des liens improbables entre John Water et Marguerite Duras.

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I. PORTRAIT - 3'32

  • Un costume au cinéma : un costume d'âne pour 2 personnes - 3'32
  • Des portraits (que Marie aimerait voir) au cinéma : The Résidents, Jacques Rozier, David Lynch... - 7'11
  • Des histoires d'amitié au cinéma - 13'28

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 18'11

  • De l'importance de la pellicule - 18'11
  • La météo pour Marie Losier réalisatrice et spectatrice (+ La météo présentée par David Lynch) - 25'19

III. MEMOIRE ET SOMMEIL - 31'35

  • Un objet du quotidien rappelant un film - 31'35
  • Des chansons et BO de films : Ennio Morricone; la chanson Wild Girl par Pierre Desprat et Elina Löwensohn (Les garçons sauvages, B. Mandico, 2017)

CARTE BLANCHE - 37'51
Les petites marguerites, Věra Chytilová, 1966

IV. CINEMA ET TRANSMISSION - 40'42

  • Des films pour transmettre le New York underground : Flaming Creatures (Jack Smith, 1963), les films de Jonas Mekas, des frères Kuchar et des frères Mailles - 40'42
  • Des films détestés mais recommandés ? - 50'10
  • Programmer des films à l'Alliance Française de NY - 50'28

REFUGES - 55'55
The Unknown (Tod Browning, 1927); Les petites marguerites (Věra Chytilová, 1966); Twin Peaks S01 et S03 (David Lynch, Mark Frost); Les films d’Arne Sucksdorff

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 12 - Le dernier face à face avec Derek Woolfenden

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Derek Woolfenden, cinéaste, critique, animateur de ciné-club et surtout grand cinéphile et occupant du cinéma La Clef, à Paris. Depuis septembre 2019, ce cinéma est occupé par le collectif Home Cinéma, qui lui a permis de rouvrir ses portes et ses projecteurs - fermés depuis 2018, par ordre du propriétaire pour une raison obscure. Derek et son équipe projettent chaque soir un film et font vivre les salles de ce cinéma de quartier - devenu un bastion de la cinéphilie libre, puissante et indépendante.
Sans nous parler directement de son combat au jour le jour au sein du cinéma, en ouvrant ses salles et en y projetant des films plus éclectiques et superbes les uns que les autres, il évoque ceux qui l’aident à vivre, qui le font pleurer, danser ou encore crier de rage. Il nous a parlé du premier film qui a fait naître en lui le goût de la cinéphilie (La femme au portrait, de Frtitz Lang). Il évoque également les salles qui ont bercé sa jeunesse, ainsi que son amour des VHS et des couleurs « qui bavent » sur le petit écran de la télévision (La ligne Rouge, Terence Malick). Il finit cette interview en dédiant « à tous ces fils de pute qui m’ont dit que je n’y arriverai pas » son combat cinématographique, son combat de vie.

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I. PORTRAIT - 7’09

  • Un combat au cinéma : le combat final de Zatoichi (Kenji Misumi, 1962) -7’09
  • Une salle de cinéma : Le Max Linder; La Cinémathèque Française des Grands Boulevards, le quartier latin… - 15’05
  • Une scène de sexe au cinéma : Pulsion (B. De Palma, 1980) - 19’31

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 23’27

  • VHS, enregistrements ect… : la frénésie cinéphile de Derek - 23’27
  • Des films à projeter en plein air : Safety Last (Harrold Lloyd); Fenêtre sur cour (A. Hitchcock) - 32’09

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 36’08

  • Film-matrice de la cinéphilie : La femme au portrait (F. Lang) -36’08

CARTE BLANCHE - 40’08

  • Un grand amour de Beethoven, A. Gance (1937)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 45’57

  • Un film que tu as aimé projeter : Romanzo Popolare (M. Monicelli) - 45’57
  • Un film à montrer aux ados : Carrie au bal du diable (B. De Palma) - 50’59
  • Un film détesté (mais peut-être recommandé) : Joker (Todd Philips) - 55’05

REFUGE - 1’06’54

  • Blue Collar (Paul Schrader, 1978)
  • Cutter’s Way (Ivan Passer, 1981)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux