Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles de notre temps 25 - "Sublimes mensonges" avec Antoine Barraud

Dans ce nouvel épisode, nous accueillons Antoine Barraud, réalisateur de films - notamment du récent Madeleine Collins - mais aussi producteur et fondateur de la société « House on fire », et enfin foisonnant cinéphile pour qui faire et regarder des films relève du même élan.
Amateur de cinéma expérimental autant que de gros blockbusters, notre invité fait le grand écart entre les courts métrages sublimes et sulfureux de James Bidgood, et le célèbre mélodrame Kramer contre Kramer (R. Benton) - avec la même passion. Adorateur de la figure du monstre, il dresse un large tableau du cinéma où le monstre n’est jamais loin - de Trouble every Day (C. Denis) à Incassable (N. Shyamalan) - où il est toujours en prise avec le réel, et où l’émotion du cinéma nait précisément de cette friction entre le monstrueux et une certaine réalité, voire banalité, du quotidien. Ce faisant, Antoine Barraud peint le portrait d’une cinéphilie gourmande, politique, joyeuse, sensible, où les films deviennent des véritables choc de vie, où les sublimes mensonges du cinéma deviennent des images résonnant avec une justesse infinie dans nos corps et dans nos esprits.

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I. PORTRAIT - 8'34

  • Un mensonge au cinéma : Le cinéma lui-même - 8'34
  • Une image fixe au cinéma : Le regard-caméra de Silvana Mangano dans Oedipe Roi (Pier Paolo Pasolini, 1967) - 14'30
  • Des monstres au cinéma : Les monstres “réalistes” de O Fantasma (J P Rodrigues, 2000), Trouble Every Day (Claire Denis, 2001), The Hole (Tsai Ming Liang, 1998) et Incassable (M Night Shyamalan, 2000) - 18’12

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 23'46

  • Le premier festival de Cannes d’Antoine Barraud (comme spectateur adolescent) - 23’46
  • Le rapport d’Antoine Barraud à la salle de cinéma. - 26’45

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 31'53

  • Le fonctionnement de la mémoire cinéphile d’Antoine - 31’53
  • Un choc cinématographique enfantin fondateur : Greystoke (Hugh Hudson, 1984) - 39’38

CARTE BLANCHE - 45'03

  • Kramer contre Kramer (R. Benton, 1979)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 51'41

  • Un film pour faire découvrir le cinéma expérimental : Pink Narcissus (James Bidgood, 1971)

REFUGE - 55'52
La filmographie de Vincente Minnelli

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 24 - "Au delà de la fiction" avec Nathalie Richard

Dans ce nouvel épisode, nous accueillons Nathalie Richard, actrice devant la caméra et comédienne sur les planches depuis plus de 40 ans, habitant le cinéma français et d’ailleurs à travers plus de 60 films, ayant collaboré avec des cinéastes aussi différents que Jacques Rivette, Bertrand Mandico, Catherine Corsini et Mickael Haneke. Cette cinéphile enthousiaste et généreuse nous plonge dans un cinéma d’antan, entre le  Zero de conduite de Vigo, le **Gertrud  de Dreyer, ou encore les danses aériennes de Fred Astaire. Elle nous raconte l’enfance d’un cinéma qui l’habite toujours, tel des spectres, en faisant résonner ensemble des films comme Le Colonel Chabert de René Le Hénaff avec le Memoria d’A.Weerasethakul, et bien d’autres encore.
Enfin, attachée aux voix du cinéma et à la pensée qui y est liée, elle nous parle des voix qui la guident dans son métier d’actrice autant que dans son plaisir de spectatrice - et qui ont marqué d’une manière ou d’une autre l’histoire du cinéma : d’Orson Wells à James Mason, en passant par Ingrid Bergman et Delphine Seyrig.

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I. PORTRAIT – 5’26

  • Une voix : celles de James Mason, Orson Wells, Ingrid Bergman, Barbara Stanwyck… - 5’26
  • Deux répliques : “Je suis le colonel Chabert” (“Le colonel Chabert”, R Le Hénaff, 1943), “Nobody is perfect” (“Certains l’aiment chaud”, B Wilder, 1959) - 11’08
  • Un corps dansant : Fred Astaire - 15’14

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 19’00

  • Le rapport de Nathalie à la pellicule et au numérique - 19’00
  • Un film à écouter : Zéro de conduite (Jean Vigo, 1933) - 24’24

III. MEMOIRE & SOMMEIL- 28’17

  • Un film donnant l’impression d’être dans un rêve : Gertrud (C.T Dreyer, 1964) - 28’17
  • Un film pour la nuit : Le dernier des hommes (F.W Murnau, 1924) - 34’39

CARTE BLANCHE - 36’09
Mirage de la vie (D. Sirk, 1959)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 44’22
Des films captant “l’ère du temps” : Memoria (A. Weerasethakul, 2021), Melancholia (Lars von Trier, 2011), Salo (PP Pasolini, 1975), la filmographie de Wang Bing

REFUGES - 54’21
Les voix des actrices Brigitte Mira et Delphine Seyrig

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Mixage : Hugo Cohen
Graphisme : Lucie Alvado
Création, animation, réalisation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 23 - "Prendre un moment" avec Lou Howard

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Lou Howard, actrice, comédienne de doublage, youtubeuse, et musicienne. Cette cinéphile d’une nouvelle génération nous parle de ses films boussoles qui ont construit son rapport au cinéma, entre les oeuvres de Quentin Tarantino, et notamment les films « Kill Bill », les comédies musicales « La La Land », « A star is Born » et « Dirty Dancing », ou encore le mélancolique film de Tim Burton « Big Fish ».
Parmi ces oeuvres qui composent sa cinéphilie, notre invitée revient plus en profondeur sur sa vision du cinéma : comment celle-ci s’est construite à travers différents formats - de la salle de cinéma aux vidéos YouTube, en passant par la série - et comment son métier de comédienne a pu influencer son expérience de spectatrice. Le cinéma est, pour notre invitée (et pour beaucoup on le croit) avant tout un moment privilégié avec une histoire et un travail collectif, qu’il est bon de chérir et de préserver.

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I. PORTRAIT - 4'08

  • Une mère au cinéma : Beatrix Kiddo dans Kill Bill (Q. Tarantino, 2003-2004) - 4'36
  • Une voix : celle de Judy Garland dans A star is born (G. Cukor, 1954) - 7'14
  • Une couleur : le jaune des costumes dans Kill Bill et La La Land (D. Chazelle, 2016)- 9'56

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 13'52

  • Un film donnant l'envie de danser : Dirty Dancing (E. Ardolino, 1987)
  • L'impact de YouTube sur la cinéphilie et le travail de Lou - 16'37

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 23'53

  • Une réplique préférée : la fin de Big Fish (T. Burton, 2003) - 24'16
  • Une scène que Lou aurait aimé rêver : le combat final de Kill Bill, vol.1 (Q. Tarantino, 2003)- 27'16

CARTE BLANCHE - 32'04
La fin de Fleabag (Phoebe Waller Bridge, 2016-2019)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 41'54

  • Un film détesté à recommander : Blade Runner (R. Scott, 1982)- 42'22
  • Une bande originale à faire découvrir : Tenacious D in : the pick of destiny (Liam Lynch, 2006)- 48'15

FILM REFUGE - 51'19
La trilogie Le Seigneur des Anneaux (Peter Jackson, 2001-2003) en VO et VF

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 22 - "La cinéphilie comme désordre" avec Etienne Metras (OutBuster)

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Etienne Métras, fondateur de la plateforme OutBuster qui met en lumière des films étrangers sortis de nos radars - ou n’y étant jamais entrés. Ce cinéphile explorateur a mis son gout du cinéma au service du numérique et des plateformes pour penser une autre manière de conseiller les films sur internet - qui ne soit pas celle d’un algorithme mais de ceux qu’on apprécie lorsqu’on est en manque de bons films.
Du Japon jusqu’à l’Australie, en passant par Cuba, notre invité fait le tour du monde pour nous prouver qu’on peut trouver de merveilleux films partout, et surtout là où on ne s’y attend pas. Parmi ses belles pépites, vous pourrez trouver le beau Being Good de la réalisatrice japonaise Mipo Oh, où le câlin devient un plot twist, mais aussi le jouissif The Raid où l’on découvre une nouvelle forme d’art martial, mais aussi le sublime et douloureux film de Jennifer Kent The Nightingale qui mériterait bien plus que les sifflement qu’il a reçu lors de sa projection à la Mostra de Venise.
Tout au long de ce long entretien, Etienne Métras nous décrit avec beaucoup d’humanité et d’humilité, combien l’expérience du cinéma est avant tout un art du ressenti, où l’émotion doit primer devant toute forme de jugement ou d’analyse. Et ce qui est important, c’est que chacun puisse mettre ses propres mots sur cette expérience.

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I. PORTRAIT - 7’11

  • Un « bourpif » au cinéma ? The Raid (Gareth Evans, 2011) - 7’11
  • Un plat au cinéma ? The Chinese Feast (Tsui Hark, 1995) - 13’02

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 17’22

  • Quelques films inédits découverts grâce à internet : Deliver us from evil (Ole Bornedal, 2009), The Nightingale (Jennifer Kent, 2018) - 17’22
  • Un film à voir entre amis : Cutterhead (“EXIT”, Rasmus Kloster Bro, 2018) - 25’47

III. MÉMOIRE & SOMMEIL - 31’54

  • L’impact de la VOD sur la cinéphilie d’Etienne Metras

CARTE BLANCHE - 40’03

  • Being good (Mippo O, 2015)

IV. CINÉMA & TRANSMISSION - 46’10

  • Les films à l’origine de Outbuster : Faoreste Caboclo (René Sampaio, 2013), Headhunters (Morten Tyldum, 2013)

FILM REFUGE - 54’06
Pas de refuge ?
Phantom of the paradise (B de Palma, 1974)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux

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Cinéphiles de notre temps 21 - "Être possédé par les images" avec Mathieu Macheret

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Mathieu Macheret, critique de cinéma pour de nombreux journaux et revues (Le Monde, les Cahiers du cinéma, Trafic, et d’autres…) mais aussi sur les ondes (notamment sur France Culture) et dans de nombreuses conférences. Cinéphile passionné et passionnant, volubile autant dans sa plume que dans sa parole, Mathieu Machette tisse des ponts entre sa pratique de spectateur et sa pratique de critique pour mieux définir ce qu’il considère être la « cinéphilie » : cette histoire affective de partage amoureux de films.
Parmi les oeuvres qui jalonnent la vie cinéphilique de notre invité, vous pourrez découvrir le tragique et somptueux film de D.Lynch Twin Peaks. Fire walk with me, mais aussi l’inclassable Sans Soleil de Chris Marker, ou encore le célèbre Vertigo d’Alfred Hitchckok. Mathieu Macheret n’hésite pas à sortir aussi des sentiers battus pour nous parler de son amour de l’alcool au cinéma qui « transforme les personnages » comme il le raconte si bien, mais aussi des pépites trop méconnues du cinéaste Josef Von Sternberg - sur lequel il a d’ailleurs écrit un livre - et notamment son travail sur la lumière qui façonnait ses images de manière si particulière.

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I. PORTRAIT - 6’09

  • Une boisson au cinéma : un tord-boyau dans un film de John Ford - 6’09
  • Une lettre/relation épistolaire : Sans soleil (Chris Marker, 1983) - 11’28
  • Une lumière au cinéma : celle de Josef von Sternberg dans Les damnés de l’océan (1928) et L’impératrice rouge (1934) - 17’14

II. CIRCONSTANCES ET CONDITIONS DE VISIONNAGE - 23’17

  • Le rapport de Mathieu Macheret aux éditions DVD - 23’17
  • La place préférée de Mathieu Macheret au cinéma - 28’59

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 31’13

  • La mémoire de critique de cinéma de Mathieu -
  • Un film que Mathieu Macheret aurait aimé halluciner : Twin Peaks Fire walk with me (D. Lynch, 1992) - 34’33

CARTE BLANCHE - 40”46
Akira (K. Otomo, 1988)

IV. TRANSMISSION - 46’35

  • Le rapport de Mathieu Macheret à la critique de cinéma - 46’35
  • Un film impossible à transmettre ? - 51’15

REFUGE - 54’54
Vertigo (A. Hitchcock, 1958)

REMERCIEMENTS
Musique : Gabriel Rénier
Graphisme : Lucie Alvado
Création & Animation : Phane Montet & Clément Coucoureux