Cinéphiles de notre temps

Cinéphiles de notre temps

La cinéphilie c'est fini ? Portraits de cinéphiles en tous genres à l'ère numérique.

Phane Montet et Clément Coucoureux

La cinéphilie c’est fini ? Phane Montet et Clément Coucoureux proposent des portraits de cinéastes, critiques, techniciens, programmateurs, exploitants…par le biais des films qu’ils aiment (ou non). Ensemble, ils discutent aussi de ce qui les obsède au cinéma, de la meilleure façon de transmettre des films, ou de la diversité des conditions de visionnage à l’ère numérique. Pour s’interroger sur ce terme imposant qu’est la “cinéphilie”, mais surtout, pour donner envie de voir des films !

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Cinéphiles de notre temps 20 - Se souvenir de la soif avec Para One

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Para One - aka Jean-Baptiste de Laubier - compositeur de musique de films (notamment de ceux de Céline Sciamma), réalisateur (son premier long métrage sort d’ailleurs au cinéma le 20 octobre 2021), mais aussi producteur de musique et DJ.
Hanté par la question de la mémoire, du souvenir, de l’oubli, et de comment le cinéma se réapproprie ces problématiques, notre invité n’a eu de cesse de convoquer des films en rapport avec ces thématiques : de la voix off de Sans Soleil (Chris Marker), aux sublimes images du film d’Andreï Tarkovski Le Miroir, tout en passant par l'un des films les plus inconnus de Wim Wenders, Tokyo Ga, forme de déambulation romantique et improbable dans la ville de Tokyo des années 80.
En déroulant la fragile bobine de sa mémoire cinéphile, notre invité décrit les films comme de multiples expériences de vie qu’on lierait parfois à notre propre vécu, faisant de nos souvenirs des moments mi réel, mi rêvé. Parmi ces belles expériences, vous trouverez, entre autre, une magnifique description de la scène de danse sous la pluie, au son des tambours, filmée par Naomi Kawase dans son film Shara. Ou encore « la scène du train » du film The Walkover de J.Skolimowski, où le personnage principal saute d’un train lancé à plus de 60km, sans aucun effet spécial - et l’on se demande alors si cette scène a bien été tournée ou si elle n’est que le fruit de notre imagination hallucinée.

On en profite pour remercier nos 5 premiers patreons qui nous aident et nous soutiennent financièrement dans notre travail : un grand merci à Paul, Clara, Bernard, Jean-Noel, et Paul ! Votre soutien nous est précieux.

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I. PORTRAIT - 3'30

  • Une voix off : Sans soleil (Chris Marker, 1983)
  • Un père de cinéma : Maurice Pialat dans A nos amours (M. Pialat, 1983)
  • Une machine au cinéma : HAL dans 2001, l'Odyssée de l'espace (S. Kubrick, 1968)

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONAGE - 16'46

  • Une séance ayant mis en transe Para One : Shara (Naomi Kawase, 2003)
  • Le rapport de Para One aux objets de cinéma (DVD, VHS...)

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 23'20

  • Le fonctionnement de la mémoire de spectateur de Para One
  • Le son/musique de film hantant Para One : Mulholland Drive (D. Lynch, 2001)

CARTE BLANCHE - 33'16

  • The Walkover (Jerzy Skolimovski, 1965)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 40'31

  • Un film à transmettre aux générations futures : Akira (アキラ)(Katsuhiro Ōtomo, 1988)
  • La bande-originale que Para One rêverait de recomposer (ou pas) : Le miroir (A. Tarkovski, 1975)

FILM REFUGE - 55'31

  • Tokyo-Ga (Wim Wenders, 1985)
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Cinéphiles de notre temps 19 - Dans le secret de la nuit avec Clara Benyamin

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Clara Benyamin - alias Clara Kane, sur les réseaux - avocate en droit de la propriété intellectuelle spécialisée dans le cinéma et les artistes auteurs, mais aussi productrice de podcasts, talent du CNC, et surtout cinéphile passionnée.
Ensemble, nous avons évoqué le cinéma dans tous ses genres, de la comédie romantique (Mister Right) au film d’horreur (Hérédité), en passant - logiquement - par la comédie gothique (La Famille Addams).
Clara nous a aussi fait part de son amour pour des curiosités comme Party Monster, film au goût de bonbon rance et de pizza froide, proposant une descente aux enfers tout en couleurs et en costumes dans le milieu queer américain des années 90.
Enfin, notre invitée, qui a mis très tôt la cause féministe au coeur de son travail, nous a parlé de ces films qui changent le regard à jamais : les films de Julia Ducourneau, et plus spécifiquement Grave qui transforme des jeunes filles en fleurs en cannibales, ou encore le road-movie Thelma et Louise dont l’énergie libératrice nourrit désormais des générations de cinéphiles.

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I. PORTRAIT - 6’46

  • Une scène de flirt/drague au cinéma : Mister Right (Paco Cabezas, 2015) - 6’46
  • Un·e justicier·ère au cinéma ? Katniss Everdeen, de la saga Hunger Games (2012-2015) - 10’13
  • Une famille au cinéma : La Famille Addams (Barry Sonnenfeld, 1991) - 15’51

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 20’42

  • Un film découvert sur internet et que tu ne peux dissocier de ce contexte ? Uncut Gems (Les frères Safdie, 2019) - 20’42
  • Un film que tu rêverais de programmer en salle ? Party Monster (Fenton Bailey, Randy Barbato, 2003) - 23’56

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 29’50

  • Un film que tu souhaiterais oublier ? Phantom of the paradise (Brian de Palma, 1974) “pour le redécouvrir à chaque fois - 29’50
  • Un film qui t’a maintenu éveillé la nuit tant il te faisait peur ? Hérédité (Ari Aster, 2018) - 35’04

CARTE BLANCHE - 38’58
Thelma et Louise (Ridley Scott, 1991)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 44’11

  • Un film à transmettre aux générations futures ? Nocturama (B. Bonello, 2016) - 44’11
  • Un film qui t’a ouverte au “female gaze” ? Grave (Julia Ducournau, 2016) - 49’15

REFUGE - 55’09
La revanche d’une blonde (Robert Luketic, 2001)

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Cinéphiles de notre temps 18 - Voir ce qu'on entend avec Barbara Carlotti

Dans ce nouvel épisode, nous recevons Barbara Carlotti, chanteuse, réalisatrice, animatrice radio, créatrice de clips loufoques et de BD musicale - entre autre. Ensemble, nous avons parlé musique au cinéma, sous toutes ses formes : tout d'abord dans les comédies musicales comme celles de Bob Fosse (Sweet Charity - 1966, All that jazz - 1979), ou encore dans le merveilleux film de Brian de Palma Phantom of the Paradise. Nous avons aussi évoqué les chansons qui font plonger les films dans une autre dimension, et leur donne un air d'opéra : parmi d’autres, citons la chanson de Roy Orbinson « In dreams » dans le Blue Velvet de D.Lynch. Et enfin, il y a les musiques qu'on ne peut séparer d'un film, qui font parties de son ADN, et qui l'ancrent dans une époque : nous avons ainsi plongé dans les années 1980 et ses multiples « teen-age movie » emblématiques, notamment dans les films de John Hughes, entre autre.
Mais notre invitée ne s'est pas arrêtée là et nous avons discuté ensemble de l’importance de la pellicule, de la puissance des images du rêve, de la nécessité d’avoir des films de Noël, ou encore des films qu’il faudrait - selon elle - envoyer aux extraterrestre pour faire leur connaissance.

I. PORTRAIT - 6'03

  • Des îles de cinéma : La Corse dans Adieu Philippine (J. Rozier, 1962); La Réunion dans Les Garçons sauvages (B. Mandico, 2017); L'île de Vers un destin insolite sur les flots bleus de l'été (L. Wertmüller, 1974) - 6'03
  • Un maquillage/masque au cinéma : celui de Winslow dans Phantom of the Paradise (B. de Palma, 1974) - 12'29

II. CIRCONSTANCES & CONDITIONS DE VISIONNAGE - 15'00

  • Une scène dansée : Jane Russell au milieu d'hommes en slip dans Les hommes préfères les blondes (H. Hawks, 1953); La fin de All that Jazz (Bob Fosse, 1979) - 15'00
  • L'attachement de Barbara à la pellicule - 23'35

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 28'43

  • Des scènes que Barbara aurait aimé rêver : La belle et la bête (J. Cocteau, 1946); Réalité (Q. Dupieux, 2014) - 28'43
  • Des chansons qui hantent Barbara : In dreams (Roy Orbison) dans Blue Velvet; Moon River (A. Hepburn) dans Diamants sur canapé; The rhythm of Life par Sammy Davis Jr dans Sweet Charity (Bob Fosse)- 33'25

CARTE BLANCHE - 35'28
Opéra (D. Argento, 1987)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 42'52

  • Des teen movies à destination des ados : Les films de John Hughes (Sixteen Candles, Pretty in Pink); des films d'adolescence tardive : Steak (Q. Dupieux, 2007); Mods (S. Bozon, 2002) - 43'15
  • Un film à envoyer aux extraterrestres : La planète interdite de Fred McLeod Wilcox (1956) pour la bande son - 48'31

REFUGES - 51'15
Les films de John Waters (Cry Baby, Hairspray); Shop around the corner (E. Lubitsch, 1940)

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Cinéphiles de notre temps 17 - Cinémas des origines avec Gérald Duchaussoy

Dans cet épisode, nous recevons Gérald Duchaussoy, responsable entre autres de la section patrimoniale du festival de Cannes (Cannes Classics) et du marché du film classique du festival Lumière. Il est également le co-auteur d’un livre sur le cinéaste italien Mario Bava (Mario Bava, le magicien des couleurs, Gérald Duchaussoy - Romain Vandestichele).
Avec lui, nous avons naturellement discuté de festivals et de cinéma de patrimoine - dont une perle rare et envoutante : le film pakistanais « Quand naîtra le jour » (1959). Nous nous sommes arrêtés sur quelques obsessions cinéphiles de Gérald (la cigarette au cinéma, le territoire américain, les cinémas de genre…). Il a convoqué avec un enthousiasme égal des acteurs musclés désormais d’un autre temps (Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger), l’Amérique des western spaghetti (Mon nom est personne), celle des grands espaces iconique de Superman et celle des road movies du nouvel Hollywood (Easy Rider). Mais aussi - et surtout - du souvenir de ses premières VHS à son métier convoquant tous les cinémas du passé, nous avons parlé de sa mémoire de spectateur et de son fonctionnement.

I. PORTRAIT - 6’27

  • Une cigarette : celle de Brad Pitt dans Fight Club (David Fincher) / Un cigare : celui de Scwarzenegger dans Predator (J Mc Tiernan)
  • Une couleur : la couleur des blés et du ciel dans Superman (Richard Donner, 1978)

II. CIRCONSTANCES - 22’

  • Une découverte enfantine en VHS : Mon nom est personne (T. Valerii, 1973) - 22’
  • Un film en plein air : Easy Rider (D. Hopper, 1969) sur la plage à Cannes - 27’14

III. MEMOIRE & SOMMEIL - 31’26

  • Des films à voir en pleine nuit : The lords of Salem (Rob Zombie, 2012), Maniac (William Lustig, 1980)
  • Le fonctionnement de la mémoire cinéphile de Gérald - 34’24

CARTE BLANCHE - 37’11
Le samouraï (JP Melville, 1967)

IV. CINEMA & TRANSMISSION - 46’57

  • L’un des film que Gérald a préféré montrer en festival : Quand naîtra le jour (A.J. Kardar, 1959)
  • Un film (encore) difficile à montrer aujourd’hui : L’empire des sens (N Oshima, 1976) en version restaurée à Cannes

REFUGE ? - 55’35
Pourquoi Gérald n’a pas de « film refuge ».
Et malgré tout : Rocky (G. Avildsen, 1976)